Chronique critique littéraire

Une si longue lettre de Mariama Bâ

23 septembre 2021

Bonjour, j’espère que tu vas bien ? aujourd’hui je partage avec toi mon avis sur l’œuvre littéraire de Mariama Bâ, “Une si longue lettre”.

Une lettre, un symbole du féminisme. C’est le pari qu’a réussi à relever Mariama Bâ, à travers son livre “Une si longue lettre”.

Ecrire afin de se confier à sa meilleure amie, à sa sœur, à sa confidente : la sororité.

La première fois que j’ai lu une si longue lettre j’avais 21 ans. Une de mes très bonne amie d’origine sénégalaise me l’avait conseillé, car elle l’avait étudié lorsqu’elle était au lycée, au Sénégal. Je relu ce livre pour la deuxième fois, il y quelques mois, après avoir j’ai écouté le podcast créé par Axelle Jah Njiké pour France Culture “Je suis noire et je n’aime pas Beyoncé“.

A propos de l’auteure- Mariama Bâ :

Mariama Bâ est l’une des pionnières de la littérature sénégalaise. Née à Dakar en avril 1929, elle décède en 1981. Elle perd très tôt sa mère et c’est sa grand-mère maternelle qui se charge de son éducation. Elle fréquente une école française au Sénégal et obtient ainsi son certificat d’études primaires . Puis, quelques années plus tard, elle intègre l’École Normale des jeunes filles de Rufisque, dont elle sort en 1947 avec le diplôme d’institutrice.

Mère de 9 enfants, elle fut très soucieuse du droit des femmes. Luttant contre les castres et la polygamie, elle réclama une éducation pour tous et des droits véritables pour les femmes. Mariama Bâ fut l’une des pionnières dans le militantisme féministe africain.

A propos du livre – Une si longue lettre

Dès sa parution “Une si Longue Lettre” connaît un réel succès. Il fut retenu pour la remise du Prix Noma lors de la Foire du livre de Francfort.

“Une si longue lettre” est un roman qui pose avec force les questions de la polygamie et des castes dans une société sénégalaise majoritairement musulmane et fortement attachée à ses traditions.

Mon Avis – “Une si longue lettre” de Mariama Bâ

Écrire une lettre à sa meilleure amie, à sa confidente. Cela peut nous sembler tellement loin ou d’une autre époque en 2021. À travers une lettre, écrite à sa meilleure amie Aissatou, Ramatoulaye retrace sa vie passée, ses joies, ses doutes ses rêves ainsi que ses désolations de femme africaine vivant sous le poids des traditions.

Ce roman a été publié pour la première fois en 1979, mais continue tellement de resonner aujourd’hui, en 2021.

Avec ce livre Mariama Bâ dénonce l’hypocrisie de la société sénégalaise et donc également, indirectement, des sociétés musulmanes d’Afrique de l’Ouest.

La polygamie, qui est pour moi un fléau, brise encore, malheureusement, tellement de foyers et de femmes africaines.

Un livre que toutes féministes (surtout afro-descendantes) devraient lire.

Personnellement, je pense, que ce livre devrait aussi être enseigné dans les écoles en France, car beaucoup de femmes et d’enfants vivent sous cette forme de régime marital ( Ex à Mayotte, à la Réunion et même dans l’Hexagone…).

Source : https://fr.unesco.org/womeninafrica/mariama

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